Café-vélo: « Quelle est la place du vélo en ville ailleurs dans le monde ? »

Au moment ou l’usage du vélo en ville ne cesse d’augmenter et ou il reste encore beaucoup à faire a Montpellier; Vélocité vous propose des échanges réguliers autour d’un apéro-vélo. Pour cette première au Gazette-Café le thème est « Quelle est la place du vélo en ville ailleurs dans le monde ? » Que vous ayez vécu à Copenhague, Sydney, Tokyo ou simplement ailleurs en France, venez partager vos expériences et découvrir d’autres quotidiens cyclistes !

 

Café vélo le 22 novembre à 18h au Gazette-café de Montpellier. Entrée libre.

Contournement de Castries : le vélo oublié !

Le 20 octobre, les cyclistes sont venus nombreux répondre à l’invitation pour inaugurer le contournement de Castries. Mais le 21, c’est terminé : aucune piste cyclable n’a été prévue!

Journal télévisé de FR3 du 20 oct. 2018 (2 min).

« Il faut adapter la ville à la voiture » disait Georges Pompidou en 1970. « Tripler la part modale du vélo » d’ici 2024 est l’objectif du futur Plan national vélo…

A l’heure où bien des grandes métropoles françaises changent le paradigme de la mobilité urbaine et péri-urbaine, Philippe Saurel, président de Montpellier Méditerranée Métropole  estime que  les  « deux cyclistes » (sic) ne méritent pas de rouler en sécurité !

Même s’ils osaient circuler avec leurs enfants ?

Ne manquez pas le reportage édifiant de FR3 (journal télévisé du 20 octobre 2018).

Faîtes entendre la voix des cyclistes ! Préparons l’avenir !

Rejoignez Vélocité Grand Montpellier

 

Journal télévisé de FR3 du 20 oct. 2018 (2 min).

 

 

En queue de peloton en ville, le vélo veut refaire son retard… (Midi Libre du 8-10-2018)

 

Confrontés à un réseau de pistes incomplet, les cyclistes n’ont pas la partie facile à Montpellier et aux alentours.

Vélocité Grand Montpellier est issue d’une autre association, Vélocité Languedoc, créée en 1998. Elle rassemble et défend les cyclistes. Elle est présidée par Luc Nourigat, qui s’exprime ici sur la problématique vélo à Montpellier, en compagnie de Daniel Frayssinet et Hans Demes, membres de l’association.

Quelle est l’histoire du vélo à Montpellier ?

Luc Nourigat : À la fin des années 1960 et au début des années 1970, Montpellier était un vaste embouteillage et on y circulait assez facilement à deux-roues. Mais il n’y avait quasiment plus de vélos quand je suis revenu en ville au début des années 1990. Je me suis alors rapproché d’autres cyclistes et l’association est née. En 1995, nous avions rencontré Yvan Velay, adjoint de Georges Frêche, un visionnaire qui avait organisé les États généraux du vélo en 1999. On nous avait promis des merveilles mais on n’a pas vu venir grand-chose.

L.N. : à Montpellier, il manque une vision d’ensemble. Tout se fait au coup par coup. Et avec les communes environnantes, les liaisons sont difficiles. La Métropole a pris la compétence transport, mais la pratique du vélo n’est pas plus facile qu’avant. On a l’impression que ce n’est pas considéré comme un moyen de déplacement sérieux.

Il y a quand même de plus en plus de vélos…

Daniel Frayssinet : Oui, on assiste à un changement des mobilités. Le vélo en profite et a encore une grande marge de progression. Mais à Montpellier, il n’y a pas de cohérence entre les projets. Pourtant, dès qu’un équipement est adapté, il a du succès, à l’image de la passerelle sur le Lez, empruntée par beaucoup de jeunes qui travaillent au Millénaire.

L.N.: Il y a aussi la ligne 1 du tramway qui est devenue une autoroute à cyclistes, alors qu’elle n’était pas faite pour ça.

Hans Demes : Parallèlement, quand le pont de Sète (à côté de la gare) a été fermé à la circulation, aucune piste cyclable n’a été mise ne place, alors que ça s’y prêterait parfaitement.

Une piste cyclable est-elle synonyme de pratique en toute sécurité ?

D.F.: Non. Des voitures stationnent souvent sur les pistes cyclables pour prendre ou déposer des élèves devant des établissements scolaires. À La Pompignane, où je réside, des automobilistes s’arrêtent sur la piste pour téléphoner. À ces problèmes de comportement s’ajoutent des erreurs de conception. Comme au Millénaire où des arbres obligent les cyclistes à slalomer. Avenue du Pont-Trinquat, un arbre est carrément au milieu de la piste !

H.D.: L’itinéraire qui relie l’avenue Saint-Charles à l’avenue de Toulouse, en passant sous les Arceaux, est totalement inadapté. Rue Saint-Louis et rue Pellicier, la piste est mal conçue.

L.N.: Il y a aussi le problème des ronds-points. Plus ils sont gros, plus les voitures les prennent vite, comme celui du Grand-M. En matérialisant les pistes cyclables, on donne tout de suite de la visibilité… et de la sécurité aux vélos.

Que faudrait-il pour améliorer la vie des cyclistes ?

D.F.: Il y a trois ans, nous avions publié un livre blanc. Le premier objectif était d’arriver à un partage de la rue entre tous. À nos yeux, cela passe par une extension des zones limitées à 20 et 30 km/h, la généralisation du “cédez le passage au feu” pour tourner à droite, davantage de doubles sens cyclables, et une limitation des équipements routiers en pleine ville.

L.N.: Nous demandions aussi une politique cyclable cohérente. Car si on continue d’ajouter des mesures sans les relier les unes aux autres, on n’y arrivera pas.

# Vélocité Grand Montpellier, 23 rue de la Condamine. Site : ici ; courriel : montpellier@fubicy.com.

GUILLAUME RICHARD

Midi libre du 9-10-2018

 

LE BILLET de Guillaume Richard, journaliste au Midi Libre
“La petite reine” grandira

Des petits traits isolés les uns des autres. Voilà à quoi ressemble la carte des pistes cyclables à Montpellier. Quand on sait qu’« un réseau cyclable complet et sans coupure » et que« des itinéraires vélo rapides et directs » sont les deux premiers critères favorisant la pratique du deux-roues (selon le Baromètre des villes cyclables), on comprend que les Montpelliérains soient peu enclins à s’y mettre. Et que la ville hérite d’un classement « plutôt défavorable ».
Après avoir créé de nombreux axes routiers (1970-1990) et avoir lancé quatre lignes de tramway (1990-2012), la Ville s’est rappelé qu’il y avait aussi des piétons et des  cyclistes.
Aujourd’hui, elle leur donne enfin la priorité. On peut critiquer les aménagements réalisés ou en projet, mais un troisième chapitre semble s’ouvrir dans  l’histoire des déplacements à Montpellier. Le règne de la petite reine ne fait peut-être que débuter…

Seulement 3,8 % de déplacements à vélo à Montpellier

Avec 3,8 % de déplacements à vélo, Montpellier est lâché par d’autres agglomérations telles que Nantes (4,9), Grenoble (7) et Strasbourg (18). Dans les 31 communes de la Métropole, la part du vélo n’est que de 2,95 %.

En ville, on compte 36 000 déplacements quotidiens à vélo, et 46 500 en intégrant la Métropole. Mais rapporté au 1,6 million de déplacements, c’est peu… Ces chiffres ont été donnés par Jérôme Cassagnes, du Cerema (centre d’études sur la mobilité), lors d’une conférence organisée récemment par Vélocité.

« Je circule à vélo et je constate qu’il y en a de plus en plus, souligne Jérôme Cassagnes. Il est surtout utilisé sur les trajets de 2 à 5 km, où la voiture représente encore les deux tiers des déplacements. Cela montre qu’il y a un fort potentiel de développement pour le vélo. »

D’autant que c’est le mode de déplacement « le plus rapide et le plus régulier sur les courts trajets urbains. Et que 75 % des habitants de la Métropole en ont une bonne image. » Des facteurs freinent le retour du vélo. « D’abord, c’est le manque de pistes cyclables et de zones où la vitesse soit limitée. Ensuite, il y a la peur du vol, qui peut être limitée par des points de stationnement sûrs. »

GUILLAUME RICHARD
 Midi Libre du 8-10-2018

Pédaler pour aller au travail, c’est compliqué ! (article du Midi libre 8-10-2018)

Ils doivent souvent rouler sur la chaussée, se mettant en danger!

 

1. « Les pistes cyclables s’arrêtent net »

« Le problème des pistes cyclables, c’est qu’elles s’arrêtent net, témoigne Nelly Pirot, qui habite à Grabels et travaille à Montpellier. Je me retrouve d’un coup au milieu des voitures qui roulent vite. Parfois, je passe sur les trottoirs, en évitant les piétons. Il y a des passages agréables, comme la descente sur la ville, mais d’autres sont dangereux. Mon conjoint, qui travaille à Malbosc, s’est fait renverser sur un rond-point. »

 Et quand il s’agit d’emmener la petite chez sa nounou, dans une carriole accrochée derrière le vélo, mieux vaut faire attention ! « Cela ne dure que trois minutes, heureusement… »

Bref, pas question de sortir sans son casque, mais pas question non plus de renoncer au vélo : « Je mets autant de temps qu’en voiture, sauf que ça me permet de m’aérer l’esprit et de faire du sport. »

2. « l’impression de ne pas être légitime »

Revenu il y a six ans en France, après cinq ans en Finlande – où le vélo est beaucoup plus développé -, Charles Dassonville a dû s’adapter. « Au début, je ne savais pas si j’avais le droit de rouler sur les rails du tramway. Une personne de Vélomagg (vélos en libre-service) m’a répondu : “Vous pouvez rouler où vous voulez mais vous n’êtes jamais prioritaire”. Je ne sais pas si c’est vrai, mais ça correspond bien à l’impression des cyclistes de ne jamais se sentir légitimes là où ils roulent. »

Charles, qui met vingt minutes pour rallier Antigone, où il habite, et Celleneuve, où il travaille, n’est pas mal loti. « J’ai des pistes cyclables presque tout du long. Mais il faut composer avec les piétons et les voitures sur la piste, le passage devant le lycée Jules-Guesde qui est catastrophique, la traversée de Celleneuve, étroite et embouteillée… »

Son parcours – 6,5 km en vingt minutes – prend toutefois moins de temps qu’en tram ou en voiture. « À vélo, je suis plus zen qu’en voiture. Le matin, ça réveille, et le soir, je m’aère la tête après le travail. »

3. « les voitures me frôlent en doublant »

S’il est difficile de circuler à vélo, ça l’est encore plus avec un biporteur (vélo cargo) de 60 kg à vide et 80 kg avec deux enfants ! « Quand une voiture est garée sur la piste cyclable, je suis parfois coincée, comme avenue Bouisson-Bertrand, témoigne Aline Periault, qui effectue le trajet domicile-école-crèche-travail en trente minutes.

« Mais le plus dangereux, ce sont les voitures qui me frôlent en doublant, explique la mère de famille, qui n’oublie jamais de mettre son casque. Au début, je me disais que les automobilistes feraient attention vu que je transporte des enfants, mais non. Et j’arrive parfois très énervée au travail… ».

4. « moins stressant qu’en voiture »

Chaque jour, Benoît Nabholz avale les 11 km entre Maurin, où il habite, et le campus Triolet, où il enseigne, en 35 minutes. « Ça se passe plutôt bien puisqu’il y a une piste jusqu’à Lattes puis les bords du Lez, explique-t-il. À Antigone, il vaudrait mieux séparer les piétons des cyclistes. Et près du lycée Mermoz, c’est délicat. Mais je préfère ce trajet à d’autres. Entre le rond-point du Grand-M et l’avenue de Lodève, par exemple, c’est dangereux. »

Mais “la petite reine” a trop d’avantages à ses yeux. « C’est plus rapide et moins stressant que la voiture. Et je profite du vélo pour me déplacer sur le campus. »

Guillaume Richard du Midi libre 8-10-2018

Marche pour le climat avec solutions le 13 octobre à Montpellier

Rendez-vous est donné a tout le monde samedi 13 octobre 2018 à 13h30 sur la place du Peyrou de Montpellier.

Le 13 octobre 2018, suite à la journée mondiale Dans nos rues pour le climat du 8 septembre, qui a rassemblé plus de 150 000 personnes en France et environ 2000 a Montpellier, citoyens, associations et partis politiques marcheront de nouveau tous ensemble pour le climat et la biodiversité dans quarante-et-une villes françaises et exigeront des élus locaux des engagements clairs et des actions ambitieuses.

A Montpellier, la marche a démontre une fois de plus la forte mobilisation des Montpellierains pour les enjeux climatiques et la petition demandant a la Metropole de se désengager des energies fossiles est deja signée par 1185 personnes ( https://campaigns.gofossilfree.org/petitions/stop-aux-investissements-des-energies-fossiles-contribuant-au-changement-climatique ). Cependant, la Métropole refuse toujours de prendre tout engagement, alors même que ceux que nous proposons seraient en-dessous de ceux de la COP21, et continue à financer des projets climaticides.

A l’échelle nationale, la démission de Nicols Hulot ne semble pas avoir ébranlé le gouvernement dans son inaction face aux problèmes environnementaux, alors même que le nouveau rapport du GIEC confirme que les engagements que les états ont pris dans leur ribambelle de sommets nous emmènent droit à 3°C d’augmentation de la température moyenne terrestre en 2100, ce qui serait catastrophique.

Nous savons que notre responsabilité est certaine, que ce sont nos choix économiques et politiques, fondés sur la consommation des énergies fossiles (soit 81,4 % de l’énergie primaire en 2015) et la recherche du profit, qui génèrent et accélèrent toujours plus cette transformation sans précédent du climat. Nous pensons que le climat ne devrait pas se négocier, car si nous conservons cette trajectoire, nous allons droit dans le mur.

Pourtant, il est encore temps d’agir, et nous le faisons, partout dans le monde. Face aux lobbies et à l’inaction des gouvernements, la société civile ne démissionne toujours pas. Nous nous sommes donc rassemblés et nous avons créé un mouvement européen citoyen a-partisan et pacifique et un site internet, ilestencoretemps.fr, pour permettre à chacun de mener bataille là où son impact sera le plus fort. Et nous donnons rendez-vous dans les rues ce samedi 13 octobre, pour que chacun puisse faire porter sa voix auprès des dirigeants et exiger un changement rapide de paradigme économique, comme le fait notre pétition nationale au président de la république.

Le lien Facebook pour la marche du 13 Octobre a Montpellier est le suivant    → https://www.facebook.com/events/247069265977282/

L’après-midi se déroulera en 3 temps : un rassemblement – un cortège – un siège

De 13h30 à 16h : le village des solutions itinerants
Les associations ou collectifs qui mènent des campagnes autour de la thématique du climat ou de la biodiversité marcheront sous des panneaux « POINT SOLUTION » et portant des gilets jaunes décorés de « SOLUTION TRANSPORT, ENERGIE , ALIMENTATION ou autre  » pour permettre à toutes les personnes qui veulent s’engager de trouver une bataille à gagner.

A partir de 16h : tous à la Métropole !

La marche partira de la place du PEYROU pour se rendre à l’hôtel de la Métropole, a Antigone, en musique et en slogans, chacun étant invite a venir muni d’un megaphone, d’un micro avec ampli ou de son instrument pour inciter les passants a nous rejoindre.

Vous pouvez également apporter du blanc de meudon pour recouvrir les panneaux publicitaires et des feutres pour y indiquer les chiffre issus du Rapport du GIEC, les solutions et les bonnes adresses des acteurs de la transition Montpellieraine.  D’autres actions surprises seront menées.

Le siège de la Métropole
Nous ferons le siège de la Métropole Montpellier Méditerranée pour lui rappeler que nous exigeons de vrais engagements de sa part. Il y a aura des prises de paroles et la dispersion se fera après un clapping.

Collectif Zero-Fossile Montpellier, Alternatiba Montpellier , les Amis de la Terre Rhône, ANV-Cop21 Montpellier, I-Boycott Montpellier, Vélocité, Greenpeace -Groupe Local Montpellier, OXFAM, Enercoop LR, 350 France, Partager c’est Sympa et Montpellier Zéro Déchet soutiennent cette journée citoyenne, non partisane et pacifique.